Quelques données sur les risques du tabagisme
Quelques données sur les risques du tabagisme :
En France, en 30 ans, le taux de fumeuses enceintes a presque triplé, passant de 10 % à 28 %. Et on observe une augmentation préoccupante de l'hypotrophie et de la prématurité depuis une vingtaine d'années : la prématurité grave a presque doublé, l'hypotrophie sévère (nouveau-nés de poids inférieur à 1 000 g) a triplé. Or ces deux pathologies sont liées en grande partie à l'augmentation très importante de la prévalence des fumeuses enceintes.
Toutes les études disponibles ont clairement montré que le tabagisme a des effets délétères non seulement pendant la grossesse, mais aussi avant et après :
Le tabagisme diminue la fertilité, en reproduction naturelle comme en assistance médicale à la procréation. Le tabagisme augmente le risque de grossesse extra-utérine qui reste la première cause de mortalité maternelle dans les trois premiers mois de grossesse. Les fumeuses ont deux fois plus de risque de faire une fausse-couche que les non-fumeuses.
Les fumeuses présentent un risque d'insertion basse du placenta augmenté de 40 à 90 %. Au moins un hématome rétroplacentaire sur 5 est directement attribuable au tabagisme. Les fumeuses augmentent considérablement le risque de récidive d'hématome rétroplacentaire si elles n'arrêtent pas de fumer à la grossesse suivante.
Le tabagisme maternel en entraînant notamment une diminution de l'oxygénation foetale est parmi les facteurs de risque reconnus de retard de croissance intra-utérin (RCIU) le plus important. Parmi les interventions éventuellement bénéfiques, la plus indiscutable pour corriger le RCIU est d'aider les mères à arrêter de fumer. Il s'agit d'un enjeu de santé publique prioritaire parce que le RCIU est le principal facteur associé de mortalité et de morbidité aussi bien périnatales qu'infantiles. La diminution du poids de naissance est directement dose dépendante du taux de CO maternel expiré.
Le tabagisme multiplie par deux le risque d'accouchement prématuré et par trois celui de rupture prématurée des membranes avant 32 semaines d'aménorrhée. Cette conséquence explique au moins partiellement que, malgré l'amélioration des conditions de la surveillance prénatale, le taux de prématurité loin de diminuer, continue d'augmenter en France (5,6 % en 1981, 5,9 % en 1995, 7,1 % en 2003), tandis que le taux des grands prématurés, est passé de 1,1 % en 1981 à 1,6 % en 2003.
Pour en savoir plus :
http://www.hopitalsanstabac.org/toutsavoirrhst_maternite.php
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